Sainte Argyrie

Saint Ruf

 

Mémoire de Saint Ruf, Premier Evêque d’Avignon III°-IV° siècles, le 12 novembre.

 

 

La tradition avignonnaise a conservé le nom de Ruf (Rufus) en raison de sa réputation considérable. Dans le martyrologe local du XI siècle, il est qualifié de "confesseur illustre par ses multiples vertus". Malgré l'absence de documents le concernant, son existence et sa sainteté n'ont jamais été contestées. 

Le 18 août 917, l'empereur Louis l'aveugle restitua à l'évêque d'Avignon, Fouquier, une petite église très ancienne et placée sous le vocable de Saint Ruf. Située à l'extérieur des murs de la ville et en bordure d'une ancienne voie romaine, cet antique lieu saint a servi de site de sépulture ainsi qu'en témoignent les nombreux vestiges funéraires découverts.

Il peut correspondre à la première implantation d'une communauté chrétienne à Avignon au IV° siècle et peut-être dès la fin du III° siècle. Saint Ruf, à qui fut dédiée cette église, a certainement été le fondateur ou, en tout cas, un des premiers dirigeants de cette communauté chrétienne, honoré là où il aurait été enterré.  

 

Se reporter à l’histoire de l’Abbaye Saint Ruf pour de plus amples explications.

 

 

 

TROPAIRE DE SAINT RUF

 

 

La vérité de tes œuvres, ô Père et Pontife Saint Ruf

T’a rendu modèle de douceur, Maître de tempérance

Aussi as-tu obtenu, par ton humilité, l’exaltation

Par ta pauvreté, la richesse

Prie le Christ Dieu de sauver nos âmes

 

 

 

 

Saint Agricol

 

Mémoire de Saint Agricol, Evêque d’Avignon au VII° siècle, le 2 septembre.

 

 

D’après la tradition, Agricol, fils de Magne, naquit vers 630, entra à 14 ans à l’abbaye de Lérins, y passa environ 16 années dans la pratique des vertus chrétiennes.

Son père, qui était évêque d’Avignon, le prit pour coadjudicateur, lui donna les saints ordres avec le titre d’archidiacre. Vers 660, sur la demande de Magne, il fut acclamé évêque d’Avignon. Après 40 ans d’épiscopat, il se fit donner un successeur dans la personne de Vérédème et mourut le 2 septembre 700. En 1647, Agricol fut proclamé officiellement  patron de la ville d’Avignon.

Saint Agricol s’est rendu illustre par le nombre de ses vertus et de ses miracles.A travers son nom, il est invoqué dans la protection des cultures agricoles.

L’abbaye Saint Agricol apparaît à travers des textes dès la fin du XI° siècle. L’église, qui porte ce vocable et est connue au XII° siècle, est érigée en collégiale en 1321  et recueille ainsi les reliques.

 

 


Saint Eutrope

 

Mémoire de Saint Eutrope, Evêque d’Orange au V° siècle,  le 27 mai.

 

 

Eutrope, né au commencement du V° siècle, appartenait à une riche famille de Marseille. Il contracta mariage, mais après la mort de son épouse chrétienne, il entra dans l’état ecclésiastique, fut ordonné prêtre par l’Evêque Eustathe de Marseille et s’imposa un genre de pénitence très sévère.

Appelé en 463 à succéder à Saint Justin sur le siège d’Orange, il fut d’abord effrayé de l’état de cette église et voulut prendre la fuite.

Un homme de Dieu nommé Aper lui fit sentir que c’était aller contre la volonté du ciel. Eutrope se livra donc tout entier à la sanctification de son troupeau, partageant son temps entre la prière et le travail manuel.

Tout en administrant la cité en reconstruction, il n'hésitait pas à se faire lui-même agriculteur ou maçon pour secourir son peuple et améliorer son sort.

Il participa aux conciles d'Arles en 463 et 475 et fut en correspondance avec Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont, qui louait "la suavité de son éloquence et le don qu'il possédait au suprême degré d'amener à l'amour de Dieu". Il signa en 475 la lettre synodale relative à Lucidus, prêtre qui errait au sujet de la prédestination.

Il mourut le 27 mai 475 au chant du dernier verset du psautier: "Que tout être vivant chante louange au Seigneur". Il avait coutume de dire: "Priez pour que j'aie une place, si petite soit-elle, auprès de mon Seigneur car, avec le

secours de Dieu, je ne cesserai pas de prier pour mes orangeois".   

    Sa vie, écrite par son successeur Verus, ainsi que l'épitaphe de son tombeau, témoignent de sa grande sainteté, confirmée par de nombreux miracles en faveur des malades et des affamés. Il est le patron de la ville d’Orange; la cathédrale conserve une partie de ses reliques.  

 

 

 

 

Saint Florent

 

Mémoire de Saint Florent, Evêque d’Orange au VI° siècle, le 17 octobre.

 

 

Florent naquit au Ve siècle et reçut une formation monastique. Il fut sans doute abbé du monastère de la Clastre dans un faubourg d'Orange (à l'emplacement de l'actuel couvent de la Nativité).

Il fut élu comme 5° évêque de cette cité après l'an 500. Il continua la restauration du diocèse, désorganisé par les invasions barbares incessantes, et la reconstruction de ses églises.

En 509, la ville fut prise par les Ostrogoths et ses habitants déportés avec leur évêque à Fidentia près de Plaisance en Italie. Mais cette captivité fut courte grâce à l'intervention de l'évêque Césaire d'Arles auprès du roi Théodoric.

Florent assista au concile d'Epaone (Albon) en 517 contre l'arianisme ainsi qu'aux conciles de Lyon et d'Arles de 524. Il mourut peu après, avant 527.   

      Les Orangeois ont toujours conservé le souvenir de sa sainteté, de ses grâces multiples, de son abnégation et de sa charité, de même que le peuple de Fiorenzuola d'Arda (Fidentia) qui l'a choisi pour patron en reconnaissance de ses bienfaits.

Ses reliques sont partagées entre la cathédrale N.-D. des Doms d'Avignon et celle du Puy, et aussi entre les églises de Fiorenzuola, de Laussonne (Haute-Loire) et de Saint-Florent d'Orange où il est vénéré comme l'un des protecteurs de la ville et de l'ancien diocèse.   

 

 

 

 

Saint Castor

 

Mémoire de Saint Castor, Evêque d’Apt au IV° siècle, le 25 Septembre

 

 

Mémoire de Saint Castor, Evêque d’Apt au IV° siècle, le 2 ou 25 septembre. Frère de saint Léonce, évêque de Fréjus, Castor naquit à Nîmes, dans la seconde moitié du IV° siècle. Il fut d'abord avocat, et marié à une personne vertueuse de Marseille.

Il résolut de concert de vivre dans la continence. Bientôt tous deux entrèrent dans l’état religieux. Castor fonda le monastère de Manauque, mais devint évêque d’Apt, choisi par les habitants.

Appliqué de tout coeur à sa charge pastorale, il fut la providence des malheureux et le défenseur de la cité. Le 13 juin 419, il fut appelé par le pape Innocent I° à procéder au jugement de l'évêque Maxime de Valence. N’oubliant pas ses religieux, il demanda à son ami, Saint Jean Cassien, de rédiger le traité « De institutis coenobiorum » (des institutions monastiques).

Il mourut vers 420 et ses reliques sont encore conservées dans la cathédrale d'Apt dont il est l'un des patrons.  

 

 

 

Saint Etienne

 

Mémoire de Saint Etienne, Evêque d’Apt au XI° siècle, le 6 novembre.

 

 

Etienne naquit à Agde, en Languedoc, en 975, et fut oblat au monastère fondé autrefois dans cette ville par Saint Sever. Il devint prêtre, et fut remarquable par son intelligence, son éloquence et sa piété.

Etant tombé gravement malade durant un pèlerinage aux lieux saints de Palestine, où par ailleurs il apprit les langues orientales, il fit le vœu, s’il recouvrait la santé, de reconstruire la cathédrale ruinée par les barbares, et de la mettre sous le vocable de la Sainte Mère de Dieu ; ce qu’il réalisa.

Il fut élu au siège épiscopal d'Apt et sacré le 16 décembre 1010. Il participa au Concile de Narbonne. Il fut charitable envers les pauvres, plein de dévouement et de bonté pour les malades, même quand ils lui étaient hostiles.

Il mourut le 6 novembre 1046 et fut enseveli dans sa cathédrale.

 

 


Saint Quenin

 

Mémoire de Saint Quenin, Evêque de Vaison VI° siècle, le 15 février.

 

 

 

Quenin (ou Quinidius) naquit à Vaison d'une famille noble et chrétienne. Jeune encore, il se retira dans la solitude près de Toulon, puis à l'abbaye de Lérins pour s'adonner à la prière et à l'étude dans une ascèse rigoureuse.

Estimé pour sa piété, son esprit d'obéissance et sa science, il fut rappelé par l'évêque de Vaison, Théodose, qui en fit son archidiacre. C'est à ce titre qu'il participa au concile d'Arles de 552 et de Paris en 572.

Élu vers 556 pour lui succéder, il gouverna son diocèse dans la justice et la charité, accomplissant les oeuvres de miséricorde et pratiquant le pardon des offenses.

Il mourut le 15 février 578 ou 579 et son corps fut placé sous le maître-autel de sa cathédrale. il a été vraisemblablement retrouvé au cours des travaux de restauration de 1950. Il est le patron, fidèlement fêté, de sa ville et de son diocèse.

 

 

 

Sainte Rusticule

 

Mémoire de Sainte Rusticule, Abbesse, Vaison VII° siècle, le 11 août.

 

 

Rusticule (ou Marcia) naquit à Vaison, sur le territoire actuel de Séguret, vers 551 de parents nobles et chrétiens. A l’âge de 5 ans, elle fut enlevée par un seigneur qui voulait l’épouser quand elle serait nubile.

Lilliole, abbesse de Saint-Césaire d’Arles parvint à la recueillir au monastère fondé à Arles par Sainte Césarie, à la demande de son frère l'évêque saint Césaire.

Elle s'y adonna à la prière, à la méditation des saintes Écritures e à la pénitence. Elle était d'une telle vertu qu'on oubliait sa jeunesse; aussi, à l'âge de 18 ans et malgré ses objections, elle fut élue abbesse à la mort de Lilliole.

Elle connut par la suite de nombreuses épreuves parce qu'on la soupçonnait d'agissements extérieurs dans les milieux politiques. Elle fut menacée, arrachée à sa communauté, emprisonnée et humiliée. Reconnue enfin innocente par le roi Clotaire II, elle fut réhabilitée et rendue à son monastère qui connut, sous sa direction, une longue prospérité matérielle et morale et un grand rayonnement.

Elle mourut le 11 août 632, vénérée par toute la ville d'Arles, et fut ensevelie dans son monastère.

 

 


Saint Siffrein

 

Mémoire de Saint Siffrein, Evêque de Carpentras VI° siècle, le 27 novembre.

 

 

D’après sa légende, Siffrein aurait été ordonné prêtre par Saint-Césaire à l’âge de 30 ans et serait mort à un âge très avancé, après un épiscopat important.

Il fut moine à l'abbaye de Lérins puis évêque de Carpentras au début du VII° siècle. Lui est attribuée la construction de plusieurs églises à Carpentras et à Venasque.

L'évêché de Carpentras (uni depuis 1801 à celui d'Avignon) fut fondé vers le milieu du V° siècle ; cependant, ses pasteurs furent contraints, au cours des deux siècles suivants, de trouver refuge à Venasque en raison des troubles qui agitaient la région.

Siffrein a laissé des traces fort anciennes dans la tradition religieuse et populaire qui vante sa vie austère, son zèle pastoral, son ardeur à prêcher l'Évangile, sa sollicitude pour les malades, son charisme pour délivrer les possédés du démon.

Il serait mort un 27 novembre à Venasque et sa fête liturgique est déjà fixée à cette date dans un martyrologe du XI° siècle. Son corps fut transféré avant le XIII° siècle à Carpentras dont il est le patron toujours célébré avec éclat.

Ses reliques, sauvées de la profanation en 1793, sont encore conservées dans la cathédrale de Carpentras qui porte son nom.

 

 

 

Saint Véran

 

Mémoire de Saint Véran, Evêque de Cavaillon VI° siècle, le 11 novembre.

 

 

Véran, originaire du Gévaudan, entra dans la cléricature, se retira dans une solitude près de Cavaillon où des miracles lui attirèrent une grande réputation de sainteté. Pour se soustraire aux témoignages de vénération, il alla en Italie, à Rom, visita le tombeau des Saints Apôtres.

A son retour en France, il fut nommé évêque de Cavaillon par Sigebert, roi d’Austrasie vers la fin du VI° siècle. Il assista au concile de Macon en 585.

Il protesta contre l’assassinat de Prétexta de Rouen par ordre de Frédégonde. Childebert II, roi d’Austrasie, eut pour Véran une profonde vénération. En 589, il fit partie d'une commission d'évêques chargée de rétablir l'ordre parmi les moniales de l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers. Véran mourut après 590.

Son souvenir comme gardien de la doctrine et ministre de la charité, ne s'est jamais effacé. Aussi a-t-il été choisi comme patron de la ville.

Il était connu de saint Grégoire de Tours qui l'a visité et a écrit de lui: "Ce pontife était pourvu de grandes vertus en sorte que, souvent, avec la grâce de Dieu, il guérissait les malades par un signe de croix". On lui attribue la construction de la cathédrale antérieure à celle du XII° siècle.

Selon une tradition immémoriale, il fut inhumé dans l'église de Fontaine-de-Vaucluse qui lui est dédiée (comme l'atteste déjà un document de 979) et qui conserve encore le sarcophage mérovingien qui paraît être son tombeau.

Ses reliques, dont une partie avait été emportée à Jargeau près d'Orléans au début du XI° siècle, ont été transférées (par mesure de sécurité) dans la cathédrale de Cavaillon le 7 juillet 1321 par l'évêque Pons Augier de Lagnes, en présence du poète Pétrarque.

Sauvées en 1562 lors du saccage de la cathédrale par les troupes du baron des Adrets, elles ont été rendues en 1613 à la vénération des fidèles cavaillonnais.